André Comte-Sponville

André COMTE SPONVILLE

Appartenant à la génération des philosophes qui succèdent aux grandes figures de Mai 68, André Comte-Sponville propose une philosophie originale qui puise aussi bien dans sa jeunesse chrétienne que dans le marxisme, qu’il a étudié auprès de Louis Althusser, après avoir intégré l’École normale supérieure en 1972. Envisageant de rentrer dans les ordres à l’adolescence, il « rencontre l’athéisme » à 18 ans et rejoint le Parti Communiste français. Cette double influence se lit dans son œuvre, orientée à la fois vers le matérialisme et la vie spirituelle.

Son entrée en philosophie, par la publication du Mythe d’Icare en 1984, est saluée par Michel Foucault. Il est par la suite très présent sur la scène médiatique et enseigne à la Sorbonne jusqu’en 1998. Il publie en 1995 le Petit Traité des grandes vertus, qui connaît un grand succès critique et permet de populariser la philosophie, tout en secouant le monde universitaire par un retour à la question antique de la « vertu » dans un paysage intellectuel dominé par la morale kantienne, qui raisonne en termes de devoir.

Sa philosophie est avant tout éthique et défend l’idée selon laquelle il nous faut vivre ici et maintenant, puisque seul le réel immédiat compte. Il s’agit d’un athéisme spirituel qui se reconnaît lui-même comme croyance et se veut héritier des valeurs morales transmises par les grandes religions.

André Comte-Sponville a siégé au Comité consultatif national d’éthique, et un numéro des Cahiers de L’Herne qui lui est consacré est paru début 2020.

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